31.01.2006
Kantonékon...
Il faut de tout pour faire un monde. Dans le genre je suis con et je le revendique, on n’en a eu pour notre argent cette semaine. Après la faussaire – en attente de greffe de cerveau - qui faisait des fausses coupures de 250 euros (!), les rugbymen, frais comme Boris Eltsine au mieux de sa forme, qui ont noyé trois chèvres dans une piscine, voici un routier russe qui n’a rien trouvé de mieux à faire que d’avaler ses disques de contrôle pour éviter un PV de la gendarmerie.
Mais je crois quand même que celui qui a décroché la timbale cette semaine, c’est cet écrivain français, répondant au patronyme de Phil Marso. Retenez bien ce nom, le futur, c’est lui. Cet écrivaillon de bas étage en mal de reconnaissance, tente de faire passer le « langage » SMS comme un genre littéraire à part entière. Oui, vous avez bien lu ! J’en vois déjà qui se retournent dans leurs tombes ! Mais est ce que c’est moi qui ai trop fumé la moquette ? Le SMS un genre littéraire ? Pour moi c’est plutôt un ersatz digne des pires braillements de Jennyfer. C’est comme si on considérait le parti socialiste comme un creuset d’idées nouvelles, ou encore ce que je suis capable de faire avec une guitare comme un courant musical…Que l’on utilise ce langage pour s’envoyer des messages, soit, je peux encore le comprendre. Mais que l’on écrive des bouquins entiers dans ce baragouinage, moi, ça me file de l’urticaire ! De deux choses l’une. Soit c’est une forme d’art moderne et ma petite cervelle d’informaticien borné n’a pas su interpréter la beauté du concept sous-jacent. Soit c’est encore une manipulation de la CIA pour nous abrutir et appauvrir la culture française dont ils sont jaloux…Je ne vois pas d’autres explications possibles.
PS : sui ki ekri en sms sur mon blog il é viré a vi
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29.01.2006
Des mots crades ?
Plus de 60 % des français considèrent que la colonisation a eu un effet bénéfique sur les pays dans lesquels elle a sévie. Non seulement, ils sont en accords avec ce qui devrait être considéré par n’importe quel humaniste de base (même Tchétchène) comme du négationnisme, mais en plus ils sont favorables à l’enseignement de cette doctrine putride dans nos collèges. Comme si le rôle des profs était de prendre parti pour telle ou telle théorie…C’est bien l’archétype de la droite de penser que les profs sont là pour prendre parti et bourrer le crâne de leurs élèves. Propagande, éducation, tout ça c’est un peu pareil, c’est un peu comme le nucléaire : militaire, civil, tout ça c’est que de l’uranium après tout…Si on commence à s’arrêter sur des problèmes de syntaxe, ou d’éthique, dis moi comment on va vendre nos armes, et nos TGV, hein ?
Ce pourcentage est, à mon avis, à rapprocher des 62 % de personnes qui étaient opposées à la suppression de la peine de mort en 1981 ou des 60 % de français qui se considèrent, à l’heure où je te parle, « plus ou moins racistes » (je te laisse méditer sur la portée kafkaïenne de cette formulation !).
Oui, oui, oui, je sais très bien que je tire des conclusions douteuses comme la couleur du slip d’un paysan afghan et que je fais des amalgames. Mais c’est pour faire une introduction qui accroche un minimum. Si je t’avais directement balancé à la figure : « parlons systèmes politiques », serais tu encore devant ton écran ?
Ces sondages m’interpellent sur la légitimité d’un système politique tel que la démocratie. Oui, c’est un peu polémique comme sujet. Mon dieu, remettre en cause la démocratie ! Et pourquoi pas revenir à l’âge des cavernes pendant qu’on y est ? Ce serait celui qui a le plus gros gourdin ou la plus grande gueule qui déciderait. Au final, ça ne changerait pas grand-chose !
On nous bassine les oreilles avec le fait que la démocratie est le mode de gouvernement ultime, le nec plus ultra, la fine fleur des systèmes politiques des pays-qui-sont-développés-et-qui-savent-de-quoi-ils-parlent. Non mais eh ! Ce n’est quand même pas ces sauvages, qui savent à peine comment faire tourner une usine Nike tout seuls, qui vont nous apprendre à faire tourner un lupanar quand même ?!
On nous présente la démocratie comme le système le plus juste parce que chacun peut s’exprimer. S’exprimer, certes, mais que penser du fait que la moitié de la population se retrouve régulièrement du coté des perdants ? Demandes aux Tutsi ce qu’ils pensent de la démocratie qui a institutionnalisé leur massacre, dans la plus parfaite légalité en plus… Je ne prétends pas avoir la solution d’un système à la fois égalitaire et efficace, mais par pitié, arrêtes de penser comme G.W. Bush que la démocratie est le meilleur des système, ou tout au moins, le moins pire ! Apprends à distinguer les notions de République, d’état de droit, de droits de l’homme, de développement économique, de liberté d’expression et tu constateras assez rapidement qu’il y a une multitude de choix possibles, sans que cela remette en cause nos droits fondamentaux. Pour t’aider à faire un choix, je te propose quelques exemples ; choisi ton camp camarade ! Et attention, il faut argumenter la réponse !
Stochocratie, Gérontocratie, Aristocratie, Autocratie, Dictature, Enarchie, Gynocratie (ou gynécocratie), phallocratie, Kleptocratie, Monarchie, Oligarchie, Ploutocratie, Panarchie, République Bananière, Timocratie, Zizitocratie, Tétrarchie, Théocratie, Lotocratie. (Attention, il y a un doublon et un piège, sauras tu les retrouver ?). Lorsque notre société judéo-chrétienne assumera le fait que le bonheur individuel n’est pas forcément compatible avec le bien de la Nation toute entière, peut être que l’on commencera à y voir un peu plus clair. Ah, finalement, quel éternel optimiste je fais !
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26.01.2006
L'ombre
Je suis las. Je suis là.
Dans l’ombre et les replis maculés de tes pensées.
Tapi dans tes secrets, tes espoirs avortés, tes rêves déçus.
Gluant et suintant par chacun de tes ports.
Laisse moi m’échapper, couler hors de toi, contaminer les autres.
Laisse moi m’évader, te libérer. Emporter tes sentiments comme un fleuve charriant les idées mortes, les fondations de personnalités creuses et stériles.
Laisse moi envahir leurs âmes et leurs cœurs, les briser, les broyer, qu’il ne reste plus que cendres fumantes et volatiles. Qu’il ne reste rien sinon les souches des souvenirs.
Souverain déchu des gouffres sans fin et sans lumière, tu me connais, tu m’as créé.
Tu me comprends, me nourris, me dorlote comme un cancer fatal et libérateur.
Je suis Celui qui dévitalise, qui extirpe le suc et la sève. Qui noie et étouffe.
Du néant rien ne saurait renaître.
Enveloppe vidée d’un regard, du regard.
Brûlée par l’œil bleu et froid du déni et du mépris.
Pulsion morbide et destructrice, degré zéro de l’inhumanité.
Mais te voilà qui te dissipes, intégrant chaque atome, chaque molécule, mutilant l’expression.
Présence éthérée, brouillard amical et anonyme ;
Sublimation de la rage en espoirs impossibles.
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