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28.03.2006

Dépassement de limites de bornes

Je me suis auto-censuré. Désolé pour celles et ceux qui n'avaient pas lu cette note (enfin, non, pas trop désolé en fait...). J'en reviens pas d'avoir pondu un truc aussi démago, paternaliste et sans interêt !

Bon Dieu, vous avez le droit de me le dire aussi quand j'écris de la merde !

16.03.2006

Sans queue ni tête.

Eh bien voila, ce qui devait arriver arriva : on a perdu les hommes ! En effet, on s’autoriserait à penser dans les milieux particulièrement bien informés, qu’il n’y aurait plus de mâles. Les vrais mâles, virils comme on en voit dans les publicités de parfums ou de caleçons. De grosses baraques bodybuildées dont l’intelligence est inversement proportionnel au carré de la taille de…l’argument commercial…

C’est Eric Zemmour (« journaliste » - autant qu’on puisse l’être - au Figaro) qui le dit. Apparemment, c’est quelqu’un qui a travaillé la question puisqu’il en sort un livre. Et quel livre ! Je vous invite tous à aller acheter ce chef d’œuvre que John Gray ne renierait pas, ne serait-ce que pour le brûler lors de l’autodafé de l’auteur en place publique. Ben ce n’est pas parce que l’on se transforme tous en gonzesses que l’on ne sait plus rigoler un bon coup !

Des théories à la « mords moi le nœud », on en trouve tous les jours. Mais dont on fait un tel foin, assez rarement, heureusement. Bon c’est vrai que des fois, il faut un peu de provocation pour faire avancer les choses. Mais est-ce vraiment de la provocation ? Au mieux, c’est de la provocation commerciale, orchestrée par Carrefour et Auchan !

Moi aussi je vais écrire un livre, pour dénoncer le fait qu’il n’y a plus de femmes, il n’y a plus que des poupées gonflables siliconées, et dans quelques années, le monde ressemblera à une publicité pour Mattel. Et moi non plus je ne ferais pas d’études pour chercher à argumenter et pondre une théorie fumeuse. Je me contenterais de faire des généralités, de me baser sur des a priori et sur ce qui passe à la télé (qui est le reflet exact de notre pôvre existence, je vous le rappelle).

Bon, pour ceux qui n’ont pas lu le livre, je vous fais quand même un petit résumé (dois je vraiment vous rappeler que je suis totalement de mauvaise foi et que je n’ai pas lu ce livre non plus ?) : si tu es blonde à forte poitrine…Heu non, c’est pas cette histoire la ! Bon si t’es un mec avec les cheveux longs, que tu ne rotes pas en regardant les matchs de foot, que tu n’exiges pas ta petite pipe du samedi soir entre les cahuètes et le saucisson, ou que tu ne cherches pas la baston contre ces petites fiottes d’à coté lors des soirées bowling avec les copains, et bien, c’est que tu n’es pas un homme. Mais tu t’en doutais déjà, n’est ce pas…Tu n’es qu’une dérive sordide de la société, une chimère, un pur produit issu de l’esprit malade des féministes, dont le seul but dans la vie est de castrer tout ce qui s’approche… On a pas encore atteint l’égalité, mais ce clown nous voit déjà comme des clones asexués (et donc heureux, car sans sources de conflits). Voilà qui est intéressant et qui doit interpeller certaines et certains…En fait, je suis en train de faire de la pub pour cet ersatz d’analyse sociale, et ça me rend malade alors j’arrêtes là. De toute manière, c’est tout ce qu’il mérite. Et puis sinon, on va encore m’accuser d’écrire des tartines…

09.03.2006

Comme un choix sur un toit brûlant.

Alors voilà, j’ai décidé de refaire le match, de façon complètement anti-sportive, c'est-à-dire avec mes règles. Il n’y a que moi pour argumenter, personne pour m’interrompre ou me soumettre une idée qui serait en contradiction avec ce que je dis, etc…

Questions du jour : Qu’est ce qui guide nos choix et quelles conséquences peut on attendre de ceux-ci. En particulier, les remords et les regrets, sont ils une conséquence inévitable de nos décisions. J’ai même fais un semblant de plan :

1) Qu’est ce qui guide nos choix

2) Frustration et regrets sont ils inévitables, à quoi servent ils ?

3) Qu’en est il du remords

4) Vais-je regretter ce que je suis en train d’écrire ?

Qu’est ce qui guide nos choix ? Il existe plusieurs moteurs possibles (liste non exhaustive évidement) : la peur, le hasard, la recherche d’un certain bien être, du moins d’un certain épanouissement, la pression sociale et la morale, l’inconscient (celui qui intervient sans doute le plus et qui est pourtant le plus difficile à cerner).

Les raisons d’un choix sont strictement personnelles et liée à son propre cursus et à ses névroses. Il n’y a donc pas de bon ou de mauvais choix. Machiavel disait en substance que le choix est rarement entre le bien et le mal, mais plutôt entre le pire et le moindre mal. Le seul mauvais choix, c’est celui de ne pas en faire. D’une certaine manière, nos choix nous définissent bien mieux que leurs conséquences ou que nos aptitudes à y faire face. A partir du moment où ce choix est issu d’une réflexion personnelle, qu’il est débarrassé de tout parasitage extérieur, et pris en connaissance de cause, le choix, assumé donc, et non pas subi, n’a pas de raison d’être critiqué. Qui pourrait ici remettre en cause la notion de libre arbitre ? Henry Miller disait que l’on pouvait soit laisser entrer la lumière, soit fermer les volets. C’est une constatation, pas un jugement. Moi je me demande bien qui pourrait juger que l’un est meilleur que l’autre.

A mon avis, le seul danger, c’est de penser que l’on a fait un choix alors que c’est la peur qui prend une décision à notre place. Mais choisir la peur, de manière volontaire et assumée, est il un mauvais ? La peur est un excellent moteur, et même un des plus efficace pour se surpasser. Se servir de la peur comme d’un ressort, se mettre en danger en permanence, j’en connais plus d’un qui fonctionne comme cela…Il en est même qui se créent des peurs rien que pour pouvoir avancer, vous pouvez me croire, ça existe !

Malheureusement, un choix, même assumé, peut se révéler désastreux. D’abord, parce que l’on n’a jamais l’ensemble des éléments en main, et surtout parce que les situations évoluent, multipliant les ramifications des conséquences. L’on en vient tôt ou tard à déplorer les conséquences de ses actes, et a avoir des regrets.

Il ne faut pas confondre remords et regret. L’on peut très bien avoir des regrets sans ressentir de remords alors que l’inverse ne me semble pas possible. Les regrets permettent d’apprendre et à ne plus faire les mêmes erreurs. Ce ne sont que les conséquences de choix assumés mais dont les répercussions étaient mal prises en compte ou pas adaptées. Les remords sont liés à la culpabilité et constituent un frein. Elle est bien plus liée à notre société judéo-chrétienne qui nous impose une morale à laquelle nous nous référençons souvent bien malgré nous. Le remords intervient lorsque l’on prend une décision en sachant pertinemment (consciemment ou non) qu’elle va à l’encontre de nos convictions ou que c’est un choix purement égoïste qui nous a guidé. Si l’on se sent coupable, c’est que l’on n’assume pas ses choix. C’est en cela que se réfugier dans la morale est un problème, c’est qu’elle nous offre des solutions qui ne sont pas discutables parce que considérées comme des postulats. La morale entraîne la culpabilité car elle nous empêche, en nous privant de notre libre arbitre, d’assumer nos décisions. C’est même la culpabilité le moteur principal de la morale : si tu n’agis pas bien, le ciel te tombera sur la tête et il t’arrivera les pires calamités ! A mon avis, la morale ne peut être un choix de vie, dans lequel on puisse s’épanouir, que si l’on s’y soumet complètement, mais cela restreint fortement nos possibilités d’action et de découverte.

C’est marrant, parce que j’étais plutôt parti sur le principe qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets (mais dans le sens où il vaut mieux agir – quitte à ce que ça foire – plutôt que de ne rien faire), et je me rends compte que c’est plutôt l’inverse...

Pour ce qui est de la dernière question, on va attendre un peu, histoire de bien apprécier les conséquences de mes actes…Reprendre un bout de discussion dans mon coin n’est certes pas très fair-play mais je reste ouvert à la discussion. Alors, si vous voulez apporter votre contribution à cette modeste réflexion ou m’envoyer des messages d’insulte, vous serez bien reçus.

07.03.2006

Choisis ton camp camarade !

On est forcé de faire des choix dans la vie. C’est une évidence. Par contre ce qui l’est moins pour moi, c’est que l’on s’en impose – de parfaitement ridicules – pour le pur plaisir d’en rajouter une couche. Les choses sont suffisamment compliquées comme ça, vous ne trouvez pas ? On est déjà obligés de faire tant de compromis dans la vie… Alors quand on me demande quelle est ma couleur préférée, ou mon type de femme favori ou qui je préférerais emmener sur une île déserte entre Pol Pot ou miss France (choix plus difficile à faire qu’il n’y parait de prime abord), j’ai une très forte envie d’inviter les gens à partir en villégiature en Grèce. Pourquoi devrais-je me contenter des mêmes goûts toute ma chienne de vie ? Et si j’ai envie d’en changer tous les jours ? En plus, ça ne veut pas dire grand-chose. J’aime bien le jaune, par exemple (Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis : ce n’est pas ma couleur préférée…), mais lorsque c’est la teinte d’une bagnole de Jackie adepte du tunning, je trouve ça à chier (ça, par contre, je dois avouer que ça reste une constante) ! Je n’ai pas du tout envie d’avoir des goûts arrêtés.

On va me rétorquer, avec un air comme si je tombais de Mars, que l’on n’est pas obligé de garder ses goûts toute la vie. Oui, mais combien de temps doit on les garder alors ? Cinq ans ? Une semaine ? Deux heures ? Y a-t-il une norme ? Mais ne riez pas, il s’agit d’un sujet capital ! Au moins autant que les dernières niaiseries socialo pétainistes de Ségolène Royal.

Dans notre société, les personnes se définissent par ce genre de détails. Alors toi tu fais tel métier, tu as tel âge, tu es né à tel endroit et ta couleur préférée est le caca d’oie. Donc maintenant, je te connais et en plus je sais que tu as un goût de chiotte…De gustibus et coloribus non disputandum…Classer des gens dans des petites cases, à la rigueur, mais que se soit pertinent au moins ! On ne demande jamais aux gens directement quels livres ils ont aimés ou de quel bord politique ou sexuel ils sont. On tourne autour du pot jusqu’à ce que l’on trouve enfin, presque par hasard, un terrain propice à la communication. C’est bizarre étrange, non ? On en apprendrait bien plus sur quelqu’un en lui demandant de décrire un tableau, un livre ou une chanson plutôt qu’en lui faisant remplir un QCM estampillé E=M6.

Ouh la la, il faut que je fasse attention, je suis à deux doigts de retomber dans ces histoires de comment se défini-t-on et quelle image de moi ont les autres...Allez, je retourne à mon activité préférée…

02.03.2006

Principe de risque.

Miracle des miracles, le gouvernement, pour une fois, décide de prendre des précautions vis-à-vis de la grippe aviaire. Comme ça, ils seront couverts si jamais ça dégénère. Ils ne vont pas faire les même conneries qu’avec le vache folle…

Vous avez remarqué de quelle manière les politiques se servent du principe de précaution, uniquement pour couvrir leurs erreurs ou ce qu’ils savent ne pouvoir contrôler ? Car si les différents gouvernements avaient mené des politiques agricoles moins lèche-cul vis-à-vis des grands lobbies céréaliers et avicoles, on en serait pas là. A privilégier massivement les grandes exploitations, il ne faut pas s’étonner de voir des catastrophes à si grande échelle. Allez hop, 200.000 poulets d’un coup ! Ce n’est pas dans la maison poulaga que l’on verrait ça ! En fait, ça doit être le fantasme secret de Sarko : un élevage géant de poulets, tous identiques, en uniforme, modifiés génétiquement pour ne plus rien produire d’inutile (plus de cerveau, mais un crâne pouvant résister au lâchage de boules de pétanques venant des toits, un foie à l’épreuve du Santa rosa, etc…)

On a donné au principe de précaution un sens complètement dévoyé. A y regarder de plus près, c’est son principe même qui est débile.On pense y voir un concept rassurant, sage et plein de bon sens. Si on ne sait pas comment ça va se passer, eh bien attendons et voyons ! Mais, je constate que ce principe, auquel j’adhérais sans retenue il n’y a pas si longtemps, est complètement inutile.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » nous enseigne-t-on. Mais il faut bien admettre que même avec une conscience, les choses dérapent inévitablement et échappent complètement à notre contrôle. La conscience est à la science ce que l’alcool et le viol sont aux miliciens serbes. Au nom de la morale et de l’éthique, on cautionne la fuite en avant des technologies et des sciences. Cette éthique nous dicte d’attendre, de prendre notre temps avant de prendre une décision dont les tenants et les aboutissants nous échappent et dont les conséquences sur le futur sont plus qu’incertaines. Comme si cette posture avait déjà empêché la science d’avancer ! Autant demander au facteur d’être sobre pendant sa tournée…On se refuse en France à manipuler les embryons humains pour les recherches génétiques. La belle affaire ! Comme ça quand les Coréens auront réussi leur coup (c’est moins dur chez les asiatiques, ils se ressemblent tous…), on sera tout fiers de dire « c’est pas nous qu’on l’a fait ! ». Continuer à soutenir le principe de précaution, cela revient à penser que les choses vont s’améliorer d’elles même sans que l’on ait besoin d’agir.

Je dis que notre morale judéo-chrétienne sert de caution car si elle ne s’oppose pas à une avancée, elle la justifie et la rend légitime. Et même si elle s’y oppose, elle a toujours un train de retard. Sans compter que tous les cinglés de la terre vont se précipiter pour contourner ces mises en garde On pourra faire toutes les contre-expertises que l’on voudra, elles ne feront que confirmer qu’il est trop tard. Elle ne peut se prononcer qu’à posteriori sur la pertinence d’un projet. La notion de principe de précaution est obsolète avant même d’avoir été appliquée !

Je vous demande donc de mettre votre vie entre parenthèses pour quelques temps au nom du principe de précaution. Avez-vous bien mesuré la portée de vos actes lorsque vous allez aux toilettes ou que vous mangez ? Faites bien attention avant d’exister, regardez bien à droite et à gauche, car vous pourriez mourir de vivre un jour ou l’autre…

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