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20.02.2007
Jungle fever.
J'ai donc pris mon sac à dos et traversé la rue pour aller à la concurrence aux verts pâturages et aux fontaines d’eau fraîche. Bien m'en a pris car j'ai gagné 20 % de plus, et surtout ma considération vis à vis de mes employeurs a augmenté plus vite que l'inflation en Argentine ! Car il y a une règle immuable dans le monde du travail : la reconnaissance de tes chefs est proportionnelle au salaire que l'on te verse.
Trop content d'avoir fait une bonne affaire, mon nouveau patron a cependant cru qu'il pourrait m'entuber sur les frais de déplacement. C'est la que j'ai découvert une chose magnifique, mais que je ne voyais que comme une contrainte du capital auparavant : la redoutée période d'essai. Qui n'a pas angoissé lors d'un nouveau travail en se disant, "il ne faut pas que je merde, sinon il vont me virer sans préavis à coup de pompes dans le cul" ? Et ben, je ne vous raconte pas la tête de mon patron lorsque je lui ai dit que c'était à mon tour de profiter du système ! Et qu’on lève les bras au ciel, qu’on menace, qu’on s’arrache les cheveux en implorant les dieux, qu’on parle d’éthique et de déontologie ! C’te bonne blague ! De l’éthique dans une société de service ! J’en ai encore la chair de poule. C’est comme de parler de sincérité en politique ou de liberté en Corée du Nord…
Car la chair tendre du grouillot de base qui a déjà un boulot (et qui a donc déjà passé avec succès tous les processus de recrutement) mais n'a pas de préavis à donner, est particulièrement appréciée des carnassiers-commerciaux qui surnagent dans les eaux troubles et glauques de l'informatique. Me voila donc à faire la nique aux patrons, et vous ne pouvez pas imaginer le bien que cela fait ! Au passage, je me suis encore fait 10 % de plus et j'ai largement doublé le remboursement de mes frais de déplacements. Je suis mûr pour Wall Street, que je vous dis ! Le capitalisme dans toute sa splendeur ! Maintenant que je maîtrise les arcanes de droit du travail, Florence Parisot n'a qu'à bien se tenir…
PS : Si jamais ça me retombe sur le coin de la gueule et que je me fais virer pendant ma prochaine période d’essai, je nierais avoir écrit ce récit de victoire éclatante sur les fonds de pension américains.
19:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.02.2007
L'art de la glande.
Que fait on lorsque l'on est entre deux boulots, que l'on a pas accès à Internet et que la messagerie ne permet pas d'envoyer de mails à ses petits copains de l'extérieur ? On joue avec la calculatrice pardi... Oui, je sais, ce n'est pas très glorieux. Mais que voulez vous, tout le monde ne peut pas avoir la même ambition qu'Arlette ou Olivier !
Croyez moi, on peut en faire des choses avec la calculatrice de Windows. Une fois que l'on a passé en revue les multiples fonctions auxquelles on ne comprend rien, il ne reste plus qu'à être créatif...Et faire un poème avec 8 lettres ! Voici ma prose :
¡ 5107 5105 ¡ 355317 5105
3518 37738 ¡ 0
¡ 355179 713705 37 15 35508 3771350,7
5355317 535' 537718 535' 3771350,7 35517 5508 37
.5108 3771350 ,7 '355179 713705 37
.539138 5310 537 355378 705 37
'5355378 53807 537 35517 735 37
'53739 538079 535 355179' 37738 15' 371'7
Celui qui trouve aura droit à toute ma considération. Mais ne vous faites pas un torticolis quand même !
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