« Karl a bronzé. | Page d'accueil | La dinde et le varan. »

14.01.2008

Boursicotage.

Maintenant que j’ai attiré sur mon blog tous les amateurs de Carla et Nicolas (allez hop, encore un petit coup pour Google), je vais continuer à faire monter mon audience en attirant tous ceux qui gèrent leurs portefeuilles sur Internet… Laissez moi donc vous raconter cette petite histoire économique. Il y a très longtemps, dans un pays très lointain, vivait un chevalier noir dont la seule ambition était de jouer avec les bourses. Mais un mal étrange le rongeait, lui qui n’avait plus de goût pour les opérations publiques d’achat, à la va-vite, sous  une porte cochère. Ah qu’il était loin le temps des parachutes dorés, des abondements et des cogriffages ! Ce qu'il aimait par dessus tout, c'était qu'il y ait du monde à la corbeille. Voir sur les écrans les courbes douces de ses actions monter et descendre lui donnait la sensation de l’imminence d’un krach sur le premier marché du latex. Il se faisait alors une obligation de faire remonter les cours à coup de burn rate énergiques, dans l’effervescence  moite du palais Brongniart. Malheureusement, à cause d'un accident de slippage lors d'une immobilisation corporelle, il ne fut plus question de nikkei. Ses actifs corporels avaient bloqué sa capacité de jouissance, empêchant tout acte sous seing privé. Désespéré, il traînait comme une âme en peine, à la recherche d’un quelconque délit d’initié, maigre consolation face au stock d’options qui avait fait le bonheur de sa jeunesse. Il en fut ainsi jusqu'à ce que la bimbo retrouve enfin une position dominante sur le marché de gré à gré et qu'enfin la position puisse convenir aux passifs et aux actifs.

 

Vous comprenez mieux, maintenant, ce qui fait bander Jean Marie Messier et consorts ?…

Ecrire un commentaire