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04.02.2008

La dinde et le varan.

L'autre jour j'ai vu un reportage sur les varans de Komodo. Pour chasser, ils mordent leurs proies avec leurs petites dents acérées et pourries. Ils n'ont plus qu'à attendre que la septicémie ai achevé la prise et à la retrouver grâce à l'odeur de cadavre en décomposition. Ca m'a inspiré une petite fable...

 

Dame Dinde, qui ne s'en laissait conter,

Sur un boulevard se croyait lancée.

Tant de promesses vers l'Élysée

Elle lisait dans le marc de café.

Pavanante et ronflante

La voila qui se vante:

Par la rose et le flan !

Ma place est dans le poulailler

Afin, comme mes aïeuls,

De bâfrer et de ripailler.

Mais de sa tanière, maître varan,

Fort avisé, ne se laissa déloger.

L’instinct illustrant us et coutumes

Il la croqua sur son aile gauche

Et laissa la nature faire son ouvrage.

Croyez vous que ses dents

Sur la gourde immaculée

Imprimèrent leurs outrages ?

C’est d’un pas assuré, que le nonchalant varan,

Convolait en justes noces,

Et laissait la peste son chemin faisant.

Car en toute chose, il faut considérer la fin.

Se croyant vive, mais déjà au trépas,

La gallinacé, son pourrissant fumet,

Dans les congrès, répandait à tout va.

Par l'odeur alléché, maître dragon,

Sur sa Carla perché,

De la chair faisandée, faisait collation.

C'est bien ma vaine, se dit il,

Qu'avec mon appétit, je n'eu sous la dent

Un plus gros éléphant.

 

Morale de l’histoire : lavez vous les dents.

 

 

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