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19.02.2008
C'est mon Shoah.
Bon, alors qu'est ce qu'il nous fait l'autre ado attardé à l'Elysée ? Il s'est réveillé un beau matin en se disant : « tiens, qu'est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui pour emmerder le peuple » ? La nouvelle petite copine, c'est fait. Les amis (très) influents et (trop) généreux, c'est fait. Mettre une cruche à la justice et un mongolien à l’Intérieur, c’est fait.
En manque d’inspiration, il s’est rabattu sur télé Z. Manque de bol, il y a justement un reportage concernant la Shoah sur Arte. Devant tant d'émotion, difficile de rester insensible et inactif. Heureusement qu'il n'a pas regardé la Star Ac', sinon, tous les élèves du CM2 auraient une chanson de Johnny à apprendre par coeur...Non mais, sans déconner, cette histoire de mémoire d'enfant juif, n'est elle pas un peu morbide pour des bambins du primaire ? Et si on commence avec les enfants juifs, va-t-on continuer avec les enfants torturés par l'armée française en algérie. Et puis pendant qu'on y est, on va allumer une petite bougie pour chaque rejeton africain déporté dans les Antilles pendant la traite des noirs. Et une cocarde pour chaque gosse qui a servi de chair à canon pendant les conquêtes napoléonienne, etc, etc.... Est-ce vraiment aux enfants d’assumer la responsabilité d’actes dont certains ne sont même pas reconnus par l’Etat lui-même ? Ah mais non, je suis bête, pour les juifs, c'était pas nous les méchants, c'était les schleus ! Nous, on s'est contenté de les dénoncer...Le devoir de mémoire passe-t-il nécessairement par la culpabilité ? Faut il vraiment graduer l’horreur, en considérant le crime d’un enfant comme plus terrible que celui d’un adulte ? Qu'est ce que cela peut apporter à des gamins qui font encore semblant de jouer à la guerre dans la cour d'école ? Pan, t'es mort !
Le but poursuivi me parait aussi clair que le fond du slip d’un paysan afghan…Sans compter que faire porter la mémoire d’un juif à un musulman ou encore à un catholique pratiquant me parait problématique. Tout cela ressemble à une tentative désespérée pour retrouver un semblant d’élan mongaulliens et une crédibilité qui, comme dirait Chirac, a fait « pfouit » depuis belle lurette !
Si certains chefs d'état se sont distingués par le développement de l'architecture, de l'art ou de l’éducation, Sarko restera dans l'Histoire comme le créateur des plus grands décors en carton-pâte de la planète. Nicolas : Tu passeras pour un petit (et pas seulement par la taille) président, tributaire de ses hormones, initiateur de mesurettes débiles, de projets abracadabrantesques, et adepte de l’anti-procrastination. A peine suffisant pour avoir sa propre ligne dans le Quid ou une plaque commémorative à Villiers-le-bel...Gardons espoir, peut être qu'un jour on demandera aux enfants de porter la mémoire de toutes les libertés et droits sociaux qui auront disparu sous son mandat !
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04.02.2008
La dinde et le varan.
L'autre jour j'ai vu un reportage sur les varans de Komodo. Pour chasser, ils mordent leurs proies avec leurs petites dents acérées et pourries. Ils n'ont plus qu'à attendre que la septicémie ai achevé la prise et à la retrouver grâce à l'odeur de cadavre en décomposition. Ca m'a inspiré une petite fable...
Dame Dinde, qui ne s'en laissait conter,
Sur un boulevard se croyait lancée.
Tant de promesses vers l'Élysée
Elle lisait dans le marc de café.
Pavanante et ronflante
La voila qui se vante:
Par la rose et le flan !
Ma place est dans le poulailler
Afin, comme mes aïeuls,
De bâfrer et de ripailler.
Mais de sa tanière, maître varan,
Fort avisé, ne se laissa déloger.
L’instinct illustrant us et coutumes
Il la croqua sur son aile gauche
Et laissa la nature faire son ouvrage.
Croyez vous que ses dents
Sur la gourde immaculée
Imprimèrent leurs outrages ?
C’est d’un pas assuré, que le nonchalant varan,
Convolait en justes noces,
Et laissait la peste son chemin faisant.
Car en toute chose, il faut considérer la fin.
Se croyant vive, mais déjà au trépas,
La gallinacé, son pourrissant fumet,
Dans les congrès, répandait à tout va.
Par l'odeur alléché, maître dragon,
Sur sa Carla perché,
De la chair faisandée, faisait collation.
C'est bien ma vaine, se dit il,
Qu'avec mon appétit, je n'eu sous la dent
Un plus gros éléphant.
Morale de l’histoire : lavez vous les dents.
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