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10.11.2008
Barack à frites.
Ca y est, le miracle a eu lieu ! Il y a un blanc à la Maison Noire ! Heu non merde, c'est l'inverse. Merci la crise, merci la guerre, en un mot comme en cent : merci Bush ! Bon ce qui est important de retenir, outre le fait que les USA ont encore, au bas mot, 50 ans d’avance sur nous, c'est que notre vie va changer. Notre vie a changé ! Tous les medias sont unanimes. Maintenant, on peut être fiers d'être à la botte des USA puisqu'on a un président (n'est-ce pas le président de tous les terriens et même au delà ?) digne de ce nom. Je me demande comment réagit Bush à l’idée qu’à peu près 80 % de la planète est en train de préparer du goudron et des plumes pour fêter son départ. Il n’y a guère que Poutine qui fasse pâle figure.
Tous nos problèmes sont derrière nous. Le monde connaît une nouvelle ère. L'Afrique va relever la tête, l'Irak va vivre en paix, les talibans vont avaler leur turbans crasseux avec le sourire, le parti socialiste va avoir une idée et les chauves iront pourrir en enfer...Mais je voudrais quand même apporter un bémol à cet élan d'espoir : peut on faire confiance à une famille qui fait calancher la vieille grand mère la veille des élections, tout ça pour attendrir quelques électeurs ? Même Bush n'a pas eu le culot de pousser sa bourgeoise dans les escaliers dans le but de mettre ça sur le dos de Ben Laden !
Bon, on ne va pas non plus cracher sur les frites, mais essayer de nous faire croire que l’élection d’un représentant d’une minorité au pouvoir suprême est historique, c’est un peu exagéré ! Je connais des pays pour lesquels il n’y a pas eu un tel élan de sympathie alors qu’une minorité était au pouvoir. Prenez l’Afrique du Sud avant 1992, la Croatie ou encore le Rwanda. Eh bien on l’attend toujours la Hutu-mania !
En tout cas, on rigole bien avec cette histoire. Surtout quand Sarko se compare à Obama !
« Euh mon pote Barack, l’est comme moi, il incarne la rupture, hein Carla, mon p’tit chaton ». Eh Nico, t’as pas les chevilles qui enflent de temps en temps !?! Surtout qu’il incarne plus le rassemblement que la rupture, le « bronzé », comme dirait Berlusconi avec sa finesse habituelle. Il faut juste espérer qu’il ne se laissera pas entraîné par cette faiblesse des démocrates libéraux : un goût prononcé pour les stagiaires. Un simple cigare peut vous briser un élan. Alors, si je peux me permettre un conseil, n’oublie pas, Barack : No zob on job. On ne touche pas aux « piou-piou », compris ? Sinon, tu n’auras plus qu’à monter une agence de communication avec Nico si on ne l’a pas raccourci encore un peu plus d’ici là.
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